Lettre d'information Février 2008 (L1)
 
La Lettre de Frère Ephrem
 
Communauté Sainte Trinité
Prieuré Saint Pierre Saint Paul
02210 LA CROIX SUR OURCQ
Le 11 Février 2008
Chers amis,


Salut et bénédiction !
En ce commencement de l’année nouvelle, comme en tout commencement, il s’agit bien pour chacun, d’un redépart à neuf.

Face au temps qui se répète, identique, ou qui décline vers sa fin, inéluctablement, il y a le temps de l’Esprit, toujours favorable, toujours commencement. Nous, croyants, disposons d’un temps rempli des faveurs de Dieu, des imprévus de la grâce. Ce n’est pas un temps imaginé. C’est le temps réel que Dieu offre à ses enfants pour qu’ils se reconnaissent bénis. La malédiction, c’est le temps qui répète indéfiniment le malheur et n’en sort pas, sans issue. Le temps de la bénédiction, c’est celui dont tout l’être est sens et dont tout le sens est croissance, permanent enrichissement, puisque correspondance au constant engendrement de la vie, et éclosion dans l’infini. Perpétuelle renaissance. Le sens de notre temps, c’est d’être perpétuelle naissance : de commencement en commencement, vers un commencement qui n’aura pas de fin, disait Grégoire de Nysse.
Dans l’évangile, le Seigneur propose les paraboles du Royaume pour nous introduire à cette temporalité de bénédiction. C’est une petite graine qui ne cesse de grandir, qu’on dorme ou qu’on veille.
Il y a donc, cachée dans le temps des événements humains, un autre temps qui fait grandir le Royaume, c'est-à-dire, tous les êtres assemblés dans leur nature réelle, et non dans leur apparence, qui les sépare les uns des autres. L’apparence, c’est la dégradation. Tout va à la mort et se consume. Le réel, c’est au contraire, tout ce qui grandit et s’affermit, au cours du temps, par la puissance de l’Esprit, qui n’est autre chose que la puissance de la Vie universellement communiquée à « tout ce qui vit et respire ». C’est l’immense spiration et pulsation du temps qui accueille la vie et s’en nourrit. Travail d’enfantement, dit Saint Paul, dans l’Epître aux Romains ch.8. Immense gestation de la création attendant la délivrance. Tout ce qui est enchaîné en elle est appelé à être désenchainé, et non à demeurer en esclavage.

Il est bon, à chaque nouvel an, de se retremper dans ce temps de naissance et d’engendrement. Il est bon de faire retour, année après année, à l’état natif des origines, de renaître à la vérité et de prendre conscience à nouveau que rien ne meurt, et que tout est voué à renaître par le souffle créationnel de l’Esprit. Et de décider de ne plus se rendre complice des forces de mort. Il est bon et salutaire de se poser un moment pour regarder comment nous nous sommes laissés berner par de faux-semblants et combien l’être neuf, qui nous est destiné et donné à chaque instant, est plein du bonheur d’exister, parce qu’engendré par le Geste créateur de Dieu. Il est bon d’être en travail de création avec Lui et en Lui.

Il est bon d’être enfant du Père et fils de la Lumière.

Il est également salutaire de se rappeler que toutes les paroles saintes, qui nous sont abondamment distribuées, tout au cours de l’année, nous sont livrées pour que nous nous laissions engendrer et porter par elles. Ce sont elles qui donnent le sens de la destinée universelle et personnelle. Elles disent ce qu’il en est de la marche du temps, plus justement que les chroniques de nos gazettes. Celles-ci disent l’impermanence. Elles, nous disent ce qui dure en ce qui passe, l’admirable durée du temps qui grandit jusqu’à devenir efflorescence d’éternité. Tout cela, les paroles de l’Ecriture en parlent… mais ne sont entendues qu’à demi, occupés que nous sommes par les « soucis du monde », comme nous le rappelle la parabole du semeur.
Il nous revient donc de nous livrer à quelques méditations et réflexions salutaires, pour nous remettre en phase avec la temporalité réelle, celle où se joue notre vraie destinée. Nous sommes parfois comme des boxeurs sur un ring qui jouent leur titre et leur réputation sous les cris surexcités de supporters, enfermés dans une salle enfumée, après avoir traversé à toute allure, en voiture à air conditionné et à vitre protégées, une belle forêt pleine de senteurs naturelles que quelques baladeurs intelligents prennent le temps de goûter.

Eh bien, prenons le parti de goûter les bonnes senteurs de la vie et ses effluves, qui portent dans leurs souffles parfumés et leurs émanations odorantes la guérison du cœur et la joie d’une permanente nouveauté !
C’est dans cette disposition que notre communauté débute cette nouvelle année, sous le signe
du « Soleil Levant venu nous visiter ».
Nous proposons des retraites de guérison qui ont pour but de retrouver le sens de notre vie dans cette Lumière :

Du Lundi 10 Mars (17 h) au Samedi 15 Mars 2008 (10 h), dont le thème est : « Le Seigneur est ma force. Comment trouver une nouvelle énergie dans le Seigneur ? ». La parole de l’Ecriture qui accompagne ce thème est : « Le Seigneur ton Dieu est au milieu de toi, héros sauveur, Il exultera pour toi de joie » (Si 3, 17).
C’est un fidèle serviteur du Seigneur qui animera cette retraite avec la communauté, le Père Munier, prêtre du diocèse de Bourges, habitué de nos sessions depuis des années et exercé dans les charismes de guérison et de libération. Veuillez vous y inscrire sans délai.

Il y a aussi une autre retraite, sur la rupture des liens transgénérationnels dans la puissance de l’Esprit, avec le F.Ephrem et la communauté :
Du Lundi 21 Avril (17 h) au Samedi 26 Avril (10 h).

Veuillez aussi faire connaître cette rencontre autour de vous.
Il y en a encore d’autres ! sur d’autres thèmes que nous serons heureux de vous faire connaître. Suite au prochain numéro !

C’est grande joie que ces libérations ! On ignore que nous avons tous reçu, en même temps que l’amour,
des « pathologies » de notre famille et que la prière rompt les mauvaises chaînes qui nous empêchaient de trouver la pleine liberté. Chaque famille a ses propres liens, qui sont des moyens par lesquels le diable maintient les personnes sous son joug (alcoolisme, adultère, paresse, avarice, appât du gain, secrets et non-dits, avidité pour les plaisirs, etc ?). Rompre ces chaînes, souvent tenues hors de la grâce de salut apportée par le Seigneur, est une merveilleuse trouvaille, redécouverte depuis une dizaine d’années, et à laquelle nous serions coupables de ne pas recourir, alors qu’elle est à notre disposition. Le Seigneur veut libérer son peuple, qu’on se le dise !

F. Ephrem
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