Salut et bénédiction !
En ce commencement de l’année nouvelle, comme en tout
commencement, il s’agit bien pour chacun, d’un redépart
à neuf.
Face au temps qui se répète,
identique, ou qui décline vers sa fin, inéluctablement,
il y a le temps de l’Esprit, toujours favorable, toujours
commencement. Nous, croyants, disposons d’un temps rempli
des faveurs de Dieu, des imprévus de la grâce. Ce n’est
pas un temps imaginé. C’est le temps réel que
Dieu offre à ses enfants pour qu’ils se reconnaissent
bénis. La malédiction, c’est le temps qui répète
indéfiniment le malheur et n’en sort pas, sans issue.
Le temps de la bénédiction, c’est celui dont
tout l’être est sens et dont tout le sens est croissance,
permanent enrichissement, puisque correspondance au constant engendrement
de la vie, et éclosion dans l’infini. Perpétuelle
renaissance. Le sens de notre temps, c’est d’être
perpétuelle naissance : de commencement en commencement,
vers un commencement qui n’aura pas de fin, disait Grégoire
de Nysse.
Dans l’évangile, le Seigneur propose les paraboles
du Royaume pour nous introduire à cette temporalité
de bénédiction. C’est une petite graine qui
ne cesse de grandir, qu’on dorme ou qu’on veille.
Il y a donc, cachée dans le temps des événements
humains, un autre temps qui fait grandir le Royaume, c'est-à-dire,
tous les êtres assemblés dans leur nature réelle,
et non dans leur apparence, qui les sépare les uns des autres.
L’apparence, c’est la dégradation. Tout va à
la mort et se consume. Le réel, c’est au contraire,
tout ce qui grandit et s’affermit, au cours du temps, par
la puissance de l’Esprit, qui n’est autre chose que
la puissance de la Vie universellement communiquée à
« tout ce qui vit et respire ». C’est l’immense
spiration et pulsation du temps qui accueille la vie et s’en
nourrit. Travail d’enfantement, dit Saint Paul, dans l’Epître
aux Romains ch.8. Immense gestation de la création attendant
la délivrance. Tout ce qui est enchaîné en elle
est appelé à être désenchainé,
et non à demeurer en esclavage.
Il est bon, à chaque nouvel
an, de se retremper dans ce temps de naissance et d’engendrement.
Il est bon de faire retour, année après année,
à l’état natif des origines, de renaître
à la vérité et de prendre conscience à
nouveau que rien ne meurt, et que tout est voué à
renaître par le souffle créationnel de l’Esprit.
Et de décider de ne plus se rendre complice des forces de
mort. Il est bon et salutaire de se poser un moment pour regarder
comment nous nous sommes laissés berner par de faux-semblants
et combien l’être neuf, qui nous est destiné
et donné à chaque instant, est plein du bonheur d’exister,
parce qu’engendré par le Geste créateur de Dieu.
Il est bon d’être en travail de création avec
Lui et en Lui.
Il est bon d’être enfant du Père et fils de la
Lumière.
Il est également salutaire de se rappeler que toutes les
paroles saintes, qui nous sont abondamment distribuées, tout
au cours de l’année, nous sont livrées pour
que nous nous laissions engendrer et porter par elles. Ce sont elles
qui donnent le sens de la destinée universelle et personnelle.
Elles disent ce qu’il en est de la marche du temps, plus justement
que les chroniques de nos gazettes. Celles-ci disent l’impermanence.
Elles, nous disent ce qui dure en ce qui passe, l’admirable
durée du temps qui grandit jusqu’à devenir efflorescence
d’éternité. Tout cela, les paroles de l’Ecriture
en parlent… mais ne sont entendues qu’à demi,
occupés que nous sommes par les « soucis du monde »,
comme nous le rappelle la parabole du semeur.
Il nous revient donc de nous livrer à quelques méditations
et réflexions salutaires, pour nous remettre en phase avec
la temporalité réelle, celle où se joue notre
vraie destinée. Nous sommes parfois comme des boxeurs sur
un ring qui jouent leur titre et leur réputation sous les
cris surexcités de supporters, enfermés dans une salle
enfumée, après avoir traversé à toute
allure, en voiture à air conditionné et à vitre
protégées, une belle forêt pleine de senteurs
naturelles que quelques baladeurs intelligents prennent le temps
de goûter.
Eh bien, prenons le parti de goûter
les bonnes senteurs de la vie et ses effluves, qui portent dans
leurs souffles parfumés et leurs émanations odorantes
la guérison du cœur et la joie d’une permanente
nouveauté !
C’est dans cette disposition que notre communauté débute
cette nouvelle année, sous le signe
du « Soleil Levant venu nous visiter ».
Nous proposons des retraites de guérison qui ont pour but
de retrouver le sens de notre vie dans cette Lumière :
Du Lundi 10 Mars (17 h) au Samedi 15 Mars 2008 (10 h),
dont le thème est : « Le Seigneur est ma force. Comment
trouver une nouvelle énergie dans le Seigneur ? ».
La parole de l’Ecriture qui accompagne ce thème est
: « Le Seigneur ton Dieu est au milieu de toi, héros
sauveur, Il exultera pour toi de joie » (Si 3, 17).
C’est un fidèle serviteur du Seigneur qui animera cette
retraite avec la communauté, le Père Munier, prêtre
du diocèse de Bourges, habitué de nos sessions depuis
des années et exercé dans les charismes de guérison
et de libération. Veuillez vous y inscrire sans délai.
Il y a aussi une autre retraite,
sur la rupture des liens transgénérationnels dans
la puissance de l’Esprit, avec le F.Ephrem et la communauté
:
Du Lundi 21 Avril (17 h) au Samedi 26 Avril (10 h).
Veuillez aussi faire connaître cette rencontre autour de vous.
Il y en a encore d’autres ! sur d’autres thèmes
que nous serons heureux de vous faire connaître. Suite au
prochain numéro !